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akiko.chip

QFP-160 · 391563-01 · dessin, pas une photo

Puces de l'AmigaCommodore

1993

Akiko

La puce propre au CD32 : elle contrôle le CD, réunit la logique de plusieurs puces et convertit les pixels pour les plans de l'Amiga.

Akiko est la puce que Commodore créa pour le CD32, en 1993. Elle contrôle le lecteur de CD, remplace la logique qui, sur les autres Amiga, était répartie dans plusieurs puces et réalise en matériel la conversion d'image chunky vers planar, utile aux jeux 3D.

bits de bus
32

La dernière puce de la famille

Le CD32, au nom de code Spellbound, est pour l'essentiel un A1200 en forme de console : 68EC020, chipset AGA (Alice, Lisa et Paula) et 2 Mo de Chip RAM. La nouvelle puce est Akiko, sous la référence 391563-01, et elle perpétue la tradition des prénoms féminins, cette fois avec un prénom japonais.

Il arriva dans les magasins européens en septembre 1993, huit mois avant la faillite de Commodore, en avril 1994.

Une puce qui en remplace beaucoup

Akiko a absorbé ce qu'on appelle la logique de liaison (glue logic) : les fonctions qui, dans l'A1200, étaient assurées par Budgie, Gayle et les deux CIA 8520. Cela comprend les temporisateurs du système, les deux ports de manette, le port série AUX et le contrôle de la Chip RAM soudée sur la carte. C'est pourquoi vous ne trouverez pas de CIA sur la carte du CD32.

Elle contrôle aussi le lecteur de CD double vitesse (300 Ko/s), avec son propre DMA qui transfère les secteurs du disque vers la mémoire. Et c'est par Akiko que le système dialogue avec la petite mémoire EEPROM de 1 Ko, une puce 24C08 reliée en I2C, où les jeux enregistrent les scores et les parties sauvegardées.

Chunky et planar, expliqué

Comme on l'a vu avec Denise et Lisa, l'Amiga stocke l'image en plans de bits : sur un écran de 256 couleurs, les 8 bits de chaque pixel sont répartis sur 8 feuilles différentes. C'est parfait pour faire défiler des décors et dessiner avec le Blitter. Mais un jeu 3D à la Doom calcule l'image pixel par pixel et veut écrire un octet par pixel, à la file : c'est le format chunky.

Convertir un format dans l'autre oblige à démonter chaque octet et à répartir ses 8 bits sur 8 plans, et sur un 68EC020 à 14 MHz cela dévore une grande partie du temps de chaque image. C'est ce qu'on appelle la conversion chunky-to-planar, ou C2P.

Akiko fait cette gymnastique en matériel. Le processeur lui écrit 32 pixels chunky de 8 bits (huit mots de 32 bits) dans un registre, et relit dans ce même registre huit mots de 32 bits déjà rangés en plans, prêts à être copiés à l'écran.

Comment les jeux l'ont utilisée (et pourquoi si peu)

En pratique, peu de jeux ont utilisé le convertisseur d'Akiko. Beaucoup de jeux CD32 étaient des versions de jeux A500 et A1200, faits pour le Blitter et les plans de bits, qui n'avaient besoin d'aucun C2P. Le lecteur de CD, lui, utilise toujours Akiko, quoi que fasse le jeu.

Elle servait dans les jeux et les portages avec une image 3D calculée pixel par pixel. Même là, le gain est réel mais modeste : le processeur doit toujours écrire les données dans Akiko et les relire, et sur une machine avec accélératrice une bonne routine C2P sur le processeur peut faire le même travail.

Le Kickstart lui-même prend en charge le convertisseur : il vérifie qu'Akiko est présente, grâce à la signature qu'elle renvoie, avant de l'utiliser.

Après le CD32

L'un des derniers projets de Commodore fut le CD1200, un lecteur de CD externe pour l'A1200 avec Akiko à l'intérieur, qui aurait rendu n'importe quel A1200 compatible CD32. Il n'a jamais été commercialisé.

Le matériel du CD32, avec Akiko, eut encore une vie loin des salons : en 1993, le London Transport Museum installa 109 CD32 dans ses expositions interactives, et en 1995 l'italien CD Express s'en servit comme base d'une borne d'arcade, la CUBO CD32.

Le saviez-vous…

  1. Qui lit les quatre premiers octets des registres d'Akiko, à l'adresse $B80000, reçoit $C0CACAFE. Le Kickstart cherche le $CAFE avant d'utiliser le convertisseur.

  2. On connaît un seul prototype survivant du CD1200, le lecteur de CD avec Akiko pour l'A1200. Il se trouve au Retro Computer Museum, à Leicester, au Royaume-Uni.

  3. Akiko convertit 32 pixels à la fois : huit mots de 32 bits entrent dans un format et huit mots sortent dans l'autre, par le même registre.

  4. Sur la carte du CD32, il n'y a pas de CIA 8520, les puces de temporisateurs et de ports que tous les autres Amiga possèdent : la fonction est passée à l'intérieur d'Akiko.

  5. La mémoire de sauvegarde des jeux du CD32 ne fait que 1 Ko, dans une petite puce EEPROM, et c'est Akiko qui la contrôle.

  6. En 1993, 109 CD32 montraient des animations, des photos et un simulateur du métro de Londres aux visiteurs du London Transport Museum.

  7. Il y a eu des CD32 dans les salles de jeux : la borne d'arcade CUBO CD32, de 1995, était un CD32 de série relié à une carte qui l'adaptait aux connexions JAMMA des bornes.

RUN "DEMO"

Chunky ou planar ?

L'Amiga stocke l'image en plans de bits : chaque pixel est réparti sur plusieurs plans, un bit dans chacun. Les jeux en 3D préfèrent un nombre par pixel (chunky). Akiko aidait à convertir d'un format à l'autre.

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Où on la trouve